












EDITO
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Les coups médiatiques du pouvoir ne changeront pas les faits. Le chômage repart. Après une embellie, traduction de radiations massives en juin (+25%), le nombre de demandeurs d’emplois est à nouveau à la hausse.
Les gesticulations élyséennes ne dissiperont pas l’indignation que provoque l’explosion des bonus des traders, situation révélatrice d’une reprise de l’activité spéculative des banques. Les 105 Milliards d’€uros d’argent public qu’elles ont reçus leurs auront servi à relancer la croissance financière donnant l’impression d’une reprise. Mais pour l’activité réelle : pas de crédit. Les entreprises, les particuliers voulant réellement investir sont éconduits.
Face à la crise , le seul remède que propose le pouvoir est de réduire la dépense publique avec en corollaire de massives suppressions d’emplois et de considérables abandons de missions, ferments supplémentaires de dégradation sociale.
Après la fonction publique d’Etat, la fonction publique territoriale est dans le collimateur. Une thérapie de type RGPP lui est promise. Les budgets des collectivités territoriales sont placés sous surveillance, leurs dépenses sont fortement encadrées. Confrontées à des charges en hausse et à des produits en baisse (baisse des dotations, perte de 8 milliards suite à la suppression de la taxe professionnelle) elles sont sommées de se conformer à l’orthodoxie du pacte de stabilité et des impératifs financiers.
C’est dans ce contexte que doit vivre Romans, ville déjà sous dotée et surchargée socialement. Après la hausse d’impôt, cette année c’est la mise à la diète. Comment se résoudre indéfiniment à pareils augures, d’autant que cela risque de ne pas s’arrêter là !
Il est temps d’en appeler à nos concitoyens pour, tous ensemble, commencer à changer
les critères de gestion dans lesquels la loi de l’argent nous enferme. Plus que jamais l’heure est à la démocratie participative : une démocratie d’intervention populaire.
Elus communistes ROMANS